Black Panther

Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…

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COMMENTAIRES:

 

On est loin d'un mauvais film cheap à l'image de certains films mcu mais ça casse pas la baraque : La faute à la formule qui marche "ne pas allez trop loin dans l'intrigue, partir dans l'essentiel".
Le wakanda est magnifique, l'idée des tribus/traditions africaine, oui j'adore et c'est rafraîchissant dans le cinéma d'aujourd'hui mais il me reste rien après la fin du film.
L'histoire est trop simpliste, au final, c'est juste le contexte qui change c'est tout. On a du mal à innover avec les origins stories.
Avengers infinity war a le mérite d'allez dans une autre direction bien plus épique.

 

Bof, je passerai sur le 2.

 

le blu-ray 4K est vraiment excellent, l'image est top et surtout quelques CGI ont été corrigées entre temps (par con évite pas certains fonds un peu voyants versla fin) mais y a du mieux

même si c'est assez pauvre en bonus, j'invite vraiment à voir le film avec le commentaire audio de Ryan Coogler et Hannah Beachler (responsable des costumes et des designs du film, et qui avait collaboré sur Malcolm X notamment)

une vraie mine d'or qui nous révèle la richesse du film, tant au niveau des sous-textes du film que de l'utilisation des couleurs et leur signification à chaque plan

 

la première qualité du film est qu'on y reconnaît la patte du réalisateur, même s'il est tenu de respecter un cahier des charges qui, malheureusement, handicape en partie la réussite de l'entreprise. Le premier défaut du specacle n'est pas des moindres puisqu'il s'agit de Black Panther lui-même : dépourvu du moindre charisme (à tel point qu'on oublie complètement sa présence dès qu'il disparaît de l'intrigue l'espace de quelques minutes et qu'on s'en passe fort bien), Chadwick Boseman se fait voler la vedette par l'ensemble de ses partenaires, à commencer par le trio féminin qui l'escorte (Lupita Nyong'o, Danai Gurira et Letitia Wright rivalisent de prestance) et son cousin Killmonger (Michael B. Jordan), le prétendant au trône de Wakanda.
L'autre gros problème de Black Panther réside justement dans Wakanda, ce royaume africain high-tech que le reste de la planète croit être un pays du tiers-monde, illusion soigneusement entretenue par ses souverains successifs : entre sa jungle luxuriante, ses tours high-tech et ses engins volants, cet univers a priori fascinant n'est guère survolé que par quelques plans larges qui ne suffisent pas à le rendre crédible. Enfin, l'un des seuls personnages blancs du film (l'agent de la CIA joué par Martin Freeman) n'a d'autre utilité que de placer un combat aérien aussi bref que mal torché qui ne semble destiné (Disney oblige) qu'à flatter les fans de Star Wars, tandis que le duel final entre les deux antagonistes se déroule dans un tunnel sombre alors qu'il aurait dû en toute logique avoir lieu sur le champ de bataille où leurs armées s'affrontent au même moment. La dernière partie du film résume d'ailleurs fort bien son côté hybride : d'un côté, une volonté évidente de déployer un récit sauvage et tribal et de l'autre (c'est ce qi ma vraiment plu ici), l'écrasante obligation de livrer un produit industriel et familial blindé de CGI (parfos médiocres) à la mécanique très prévisible. Et pourtant, le charme opère.
Et pourtant, le charme opère. Entre une scène d'action virtuose à la Mission : Impossible dans un casino coréen et un duel à l'arme blanche dans la jungle dont la chorégraphie brutale évoque celui qui opposait Achille à Hector dans Troie, Ryan Coogler fait de Black Panther un symbole plus qu'un super-héros et met en avant les aspects politiques et la mystique ancestrale d'un récit qui carbure plus à l'émotion qu'à l'action et qui garde un ton étonnamment sérieux pour une production Marvel, le tout porté par une bande-son fracassante supervisée par Kendrick Lamar où les tambours et les chants africains se mélangent aux rythmes urbains et aux cuivres héroïques. Farouchement ancré dans la culture africaine, doté d'un méchant qui doit sa réussite au fait que ses motivations apparaissent aussi nobles que celles du héros, Black Panther possède ce qui manque le plus à la plupart des blockbusters Marvel en dépit de ses défauts de confection : une vraie personnalité... et un costume ultra-classe ! (ceci n'est qu'une sélection de la critique de Mad Movies)

 
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